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                              CONTES LOCAUX DE TOUNFITE 

                                    conte1

                                   L’orpheline Aicha  

Il était une fois un homme vivait avec sa femme en bonheur. Ils eurent une fille qu’ils prénommèrent Aicha. La femme mourut. Aicha devint orpheline. Son père décida de se remarier après quelques mois de la mort de la mère de Aicha.

Comme fruit de son mariage, le père eut une seconde fille. Celle-ci ne possédait pas les qualités de sa demi-sœur. Aicha, en plus de sa beauté, savait faire la cuisine et le ménage. Tout cela causait la jalousie et la haine de la belle-mère contre sa belle –fille. Elle la maltraitait en lui demandant de faire ce qu’elle ne pouvait pas supporter tandis que sa fille resetait sans activité.

Un jour, et comme d’habitude, la belle –mère envoya Aicha chercher l’eau au puits. Quand elle tirait de l’eau au puits, la jarre lui tomba dedans. Elle fut triste. Elle craignait la punition de sa belle-mère qui la rudoyait pour la moindre des choses. Elle se rendit à la maison dans l’espoir que la femme de son père sera compréhensive.

Contrairement à ce que l’orpheline souhaitait. Elle est cruellement traitée. Sa belle-mère lui interdit de rentrer à la maison sauf si elle reviendrait la jarre à la main. Aicha retourna au puits et appela:

-habitants du puits. N’avez-vous vu ma jarre?

- oui ma fille. Est –ce que tu sais faire la cuisine? lui répondit une voix de vielle dame.

Aicha descendit au puits. Elle avait fait preuve de son talent de bonne cuisinière. Elle faisait volontiers ce que l’on lui demandait. Elle avait beaucoup plu à dame habitant les fonts du puits. Pour la récompenser, cette dernière donna à Aicha sa jarre, non vide, mais pleine d’or, d’argent et d’autres pièces et pierres précieuses.

La jeune fille revient à la maison. L’épouse de son père lui demanda ou était la cruche. Elle la lui présenta. La femme resta étonnée devant ce que sa belle-fille lui apporta. Mais son envie ne l’empêcha de lui demander comment elle avait pu obtenir. Aicha lui raconta tout. Elle l’écoutait bouche bée.

La femme jalouse se décida à envoyer sa fille, cette fois-ci, chercher l’eau au puits. En plus de son caractère jaloux, Elle était une femme cupide. Elle avait une avidité qui ne peut être satisfait des richesses. Elle tâtait sans cesse le trésor à en devenir folle.

La demi-sœur d’Aicha alla chercher l’eau. Elle fit les mêmes démarches qu’elle. Mais, elle était artificieuse dans ses actes. C’est elle qui fit tomber la jarre exprès. Elle appela:

-habitants du puits. N’avez-vous vu ma jarre?

-oui ma fille. Est –ce que tu sais faire la cuisine? lui répondit une voix de vielle dame.

Contrairement à la virtuose Aicha, sa belle-sœur ne savait faire ni la cuisine ni autre ménage. Elle passait la majorité du temps devant le miroir à se considérer. Elle préparait des plats qui dégoûtaient à la vielle dame. Elle rangeait en désordre la vaisselle et tous les meubles du logis. Elle faisait à contrecoeur ce que l’on lui demandait.

La vielle dame en avait assez. Elle lui remit sa jarre, non comme elle avait avec Aicha, mais pleine de serpents et de scorpions. La fille partit sans un mot de remerciement. Elle ne s’intéressait qu’à porter la jarre à sa mère. Elle imaginait qu’elle emmène un trésor avec elle.

Une fois arrivée chez sa mère, la fille lui donna ce qu’elle porta avec elle. La mère fut très contente. Elle se précipita pour le contenu de la jarre. Sa surprise fut très grande quant les bêtes émergèrent du récipient. Les reptiles s’attaquèrent aux deux cupides. Elles furent punies pour le mal qu’elles firent à la jeune orpheline.

La fille vit seule dans une richesse après la mort de sa belle-mère et sa demi-sœur. Le destin l’en avait débarrassée.

 

 

Par : Ousserghine Mohamed

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conte2

La souffrance de Toda

Il était  une fois, un homme qui s’était marié d’une femme. Ils avaient eu une fille, qu’ils prénommèrent «  Toda ». Quelques mois après, sa mère décéda … après le deuil,  le père de Toda se remaria d’une autre femme, qui lui accoucha une autre fille appelée « Aicha ». Cette femme n’aimait pas Toda. Elle lui demandait de faire le ménage.

La femme demanda, un jour, à Toda de ramener l’eau de la rivière. Elle donna à sa fille Aicha une jarre, et à Toda un crible. Aicha revient et ramena de l’eau mais Toda  avec son mouvais destin elle a perdu son crible. Elle dit à sa belle-mère que le courant de la rivière lui entraîna son crible. La femme ordonna à Toda d’aller chercher le crible et de  ne jamais revenir  à la maison sans  le trouver.

Toda sortit et suivi le courant de la rivière à la recherche de son petit tamis. Le long de son trajet, elle interrogeait les gens qu’elle rencontrait en leur disant : «  ô les gens du licite ! N’avez-vous pas vu passer un crible du licite ? »  Ils lui répondaient : « ton crible du licite est passé par là.» elle avait interrogé des lavandières, des bûcherons, des laboureurs, des pêcheurs et toutes autres personnes au4elle rencontrait. Chacun lui disait la même chose ; que son crible était passé par là.

Elle suivit son trajet jusqu’à ce qu’elle arrivât devant une  caverne habitée par Tarire (une femme qui avait une forme monstrueuse). La fille chantonna son refrain : «  ô les gens du licite ! N’avez-vous  pas vu passer un crible du licite ? ». La voix d’une femme répondit : « venez ! Votre crible du crible est chez moi.» Toda était arrivée vers la fin de la journée. Tarire la fit entrer dans son gîte.

Pendant la nuit, Tarire lui demanda ce qu’elle mangeait. Toda lui répondit : «  je mange la soupe de la cendre ». Tarire lu prépara une soupe délicieuse qu’elle fit  de différents légumes et de la farine. Quand le temps du sommeil arriva Tarire lui demanda. « Que veux que t’étendre comme lit ?». La jeune fille lui répondit : «  j’avais l’habitude de dormir sur des épines et des feuilles sèches. » mais Tarire étais généreuse avec elle. Elle lui étala un tapis pour qu’elle dorme paisiblement.

Le lendemain matin, Toda demanda à Tarire de lui donner son crible pour revenir chez elle. Tarire lui donna son crible. De plus, elle lui offrit un sac plein de bijoux en or et d’autres  pièces  et objets précieux, un joli coq et une mule. La jeune fille repartit pour la maison de son père. Tout le long du chemin, le coq criait : «  coucou coucou ! Ma maîtresse a apporté coucou.  » Elle le gronda et lui demanda de dire : « ma maîtresse a apporté khoukhou.»

Quand elle arriva chez son père, sous l’effet de l’abondance des objets qu’elle avait apportés avec elle ; elle dit à son père : « déploie et déploie jusqu’à ce que tu déploies ton turban.»  Elle lui remit son apport. Sa belle-sœur grinça ses dents de rage quand elle vit toutes ces richesses amenées par Toda.

La belle-mère envoya une nouvelle fois les deux filles chercher de l’eau à la rivière. Elle donna à Toda contrairement à la première fois une jarre et donna à sa fille Aicha le crible.Toda revint avec  de l’eau tandis que sa demi-sœur avait laissé entraîner le crible par l’eau. Elle demanda à Toda comment elle avait fait pour récupérer son crible. Toda avait compris son stratagème et lui dit : «  je disais cela : « ô les gens de  l’illicite ! N’avez –vous pas vu mon crible de  l’illicite  » » sa belle-sœur suivit le courant d’eau en disant à ceux qu’elle rencontrait ce que Toda lui avait dit. Les interrogés lui répondaient : «  votre crible de l’illicite  est passé par là ».comme sa sœur Aicha, elle  s’était renseignée auprès des lavandières, des bûcherons, des laboureurs , des pêcheurs et toutes autres personnes qu’elle rencontrait jusqu'à ce qu’elle atteignît le logement de Tarire. » Ô les gens de l’illicite ! N’avez-vous pas vu mon crible de l’illicite. » Tarire lui répondit : « entrez ! Votre crible  de l’illicite est chez moi. »

Quand Aicha fut à l’intérieur Tarire lui dit : «  que manges-tu d’habitude ? ». Aicha répondit : « je mange de la soupe avec de différent légumes. » Tarire lui prépara de la soupe avec de la cendre .Lorsque le temps du sommeil vint, Tarire  dit à Aicha : «  que fait- tu comme lit pour dormir ? »Aicha répondit : « je dors sur un tapis. » Tarire lui déploya des feuilles sèches et des épines.

Le lendemain matin, Aicha voulait partie, elle demanda à Taire de lui donner son crible. Elle attendait que Tarire lui donnât les mêmes objets que sa sœur Toda. Tarire lui donna un sac plein des serpents, des scorpions, des grenouilles …..Comme monture ; elle lui donna une mule boiteuse avec un coq borgne. Le long du parcours, ce dernier criait : « khoukhou, khoukhou, ma maîtresse apporte khoukhou ». Elle le frappait en lui demandant de dire : «  ma maîtresse apporte coucou »

Quand Aicha revint chez sa mère, elle lui donna le sac rempli des bêtes venimeuses. La mère fut très en colère. Elle voulait se débarrasser de Toda. Elle la renferma dans une chambre avec les bêtes. Après des heures, elle ouvrit la porte pour voir si sa belle-fille était morte. Elle fut surprise quand elle la vit encore en vie. Mais aussi avec plus d’embonpoint.

Jalouse et rancunière, la mère  enferma sa fille dans la chambre pour qu’elle devint comme sa belle-fille. Sa surprise fut énorme quand elle trouva sa fille morte après quelques heures. Il y avait parmi des bêtes venimeuses un serpent qui protégeait Toda des morsures des autres bêtes. Mais elle n’avait pas fait la même chose avec Aicha. Elle la laissa à la portée des venimeux.

Quelques jours après, une voisine de la famille de Toda vint les inviter au mariage qu’ils voulaient célébrer à leur fille. Toda voulait assister à ce mariage. Mais la femme de son père l’empêcha d’y aller. Elle lui ordonna de rester à la maison pour laver la vaisselle.

La bête qui protégeait Toda lui donna des habits et lui dit d’aller au mariage et qu’elle se chargeait de laver la vaisselle. Quand Toda revint de la fête, elle s’aperçut qu’elle avait perdu une chaussure. Les assistants cherchaient à qui appartenait cette chaussure, mais ils n’y arrivèrent point.

Le roi envoya un crieur public pour annoncer que la fille qui aurait la chaussure trouvée à sa mesure serait épousée par le roi. Les émissaires du roi passèrent maison par maison, mais aucun résultat. Un jour ils arrivèrent chez Toda. Ils lui essayèrent la chaussure trouvée. Elle était parfaitement à sa mesure. Par conséquent, Toda serait l’épouse du roi. Le mariage eut lieu en de grandes festivités.

 Ousserghine@hotmail.fr      

Par : Ousserghine Mohamed

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